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La Renaissance et le courant humaniste

 
Introduction à l'Humanisme
 
 
Le nom de ce courant littéraire a été donné a postériori, au XIXème siècle. Le critiques ont vu aux alentours de 1500 des bouleversements s'opérer qu'ils ont réunis sous une appellation commune la "Renaissance". Il s'agissait d'établir une limite avec la période précédente, le Moyen Age. En réalité ce nom de Renaissance est artificiel car le Moyen Age a alterné des nombreux moments de renaissance avec d'autres, plus calmes.
 
Etablir des limites précises pour ce courant de pensée, gigantesque par les révolutions profondes qu'il a provoquées, est mal aisé. Nous pouvons cependant essayer d'évoquer deux dates à partir de repères littéraires : 1469 (naissance d'Erasme) et 1592 (mort de Montaigne); ou nous appuyer sur des repères historiques : 1492 (découverte de l'Amérique par Christophe Colomb) et 1589 (avènement de Henri de Navarre sur le tône de France sous le nom de Henri IV).

Quelles que soient les limites qu'on se fixe, on constate la vaste étendue de ce courant tant chronologique que géographique. En effet, le courant humaniste débute en Italie, pour se propager ensuite en Allemagne, en Belgique, aux Pays Bas, en France, en Espagne... Ce mouvement est avant toute chose un mouvement européen.
 
 
 
Etymologie du mot «humanisme » 

Le mot humanitas désigne en latin la culture. Les maîtres qui veulent réagir aux doctrines asséchantes de la scolastique ou autre rhétorique et logique formelle héritée du Moyen Age, donnent à leur enseignement le nom de "lettres d'humanités", de là on les appellera les « humanistes ».

Humanitas désigne tout aussi bien l'enseignement fondé sur l'esprit critique, que la courtoisie, l'élégance morale.

Le mot « humanisme » signifie ainsi une école de la pensée gréco-latine, et un idéal de sagesse, une philosophie de vie, que Rabelais décrit dans les chapitres dédiés à l'abbaye de Thélème, dans Gargantua.
 
Du point de vue religieux l'objectif est d'associer les Pères de l'Eglise et les philosophes paiens pour former une éthique fondée sur la dignité de l'homme. L'homme est appelé à devenir maître de son destin, à se connaître en tant qu'homme, à se sentir habitant de la Terre, Erasme se déclare "citoyen du Monde", et à vivre sa foi dans une approche spirituelle donc intérieure. Les maîtres luttent ainsi contre les apprentissages par coeur des textes religieux, qui servaient de base pour apprendre à lire. Il est question de former dès lors des hommes pensants.