BiblioLettres
Cours de français, conseils méthodologiques
Accueil > Courants Littéraires > La Renaissance et le courant humaniste > L'utopie selon Thomas More
La Renaissance et le courant humaniste - L'utopie selon Thomas More

 
Utopia
Illustration d'Ambrosius Holbein, 1518

Le livre principal de Thomas More est Utopia, rédigé en 1516, décrit une société idéale, fournissant une critique radicale du modèle de la société féodale, de l'arbitraire royal. Tout comme pour Erasme, ce sont l'harmonie entre les habitants, le respect et la tolérance, le refus de la violence qui guident cette nouvelle société.

Il est le premier penseur à mettre en scène ce monde particulier (étymologiquement le « non-lieu »), isolé de tous, vivant dans une autarcie bénéfique. Le monde utopique est un monde à la fois délimité (il s'agit souvent d'une île) et infini, aux proportions gigantesques. Il possède une organisation rigoureuse, une architecture géométrique. Les chiffres sont  précis (6000 familles de 40 personnes, 54 villes, etc), et , dans ce monde parfaitement pensé, chacun trouve sa place et son activité, nécessaires au bien de tous. Ce qui régit l'utopie est en effet le souci de la collectivité, alors que pendant la Renaissance apparaissent les particularismes religieux, culturels, les littératures nationales, etc.
 
A la suite de ces mondes utopiques se forgent les cités idéales, propres, esthétiquement belles et propices à faire accéder les hommes au bonheur. Leurs agencements ne resteront malheureusement qu'au stade débauches ou de peintures, décorant les murs.