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Biographie de Voltaire - La tentation du modèle anglais chez Voltaire

 
La tentation du modèle anglais
Vue de londres au XVIIIème

En 1725 alors qu'il débarque en Angleterre, Voltaire est la cible des habitants qui veulent le tuer. Il leur répond :" Vous voulez me tuer parce que je suis Français! Mais voyons, ne suis-je pas assez puni de n'être point Anglais," et fut immédiatement adopté! Il poursuit alors l'écriture de pièces de théâtre, découvre Shakespeare, qui malgré son théâtre ordurier dans lequel se décèlent quelques perles, l'inspire énormément (Brutus, 1730; Eriphyle, 1732; Zaïre, 1732). Il rencontre plusieur grands noms de la littérature anglaise, Pope, Swift, auquel il reprendra l'idée du Voyage de Gulliver pour Micromégas. Diderot aura cette phrase cruelle en évoquant les sources d'insipration du philosophe : "Voltaire aura beau faire, il ne sera jamais que le second dans tous les genres." Commence aussi la rédaction des Lettres Philosophiques, d'abord publiées en anglais sous le titre les Lettres anglaises (1734). Elles seront condamnées au feu par le Parlement. Propos subversifs sur la monarchie, la religion que n'accepte pas le pouvoir royal.
 
De nouveau Voltaire se voit contraint de s'exiler, en Lorraine cette fois-ci, à Cirey, auprès d'Emilie du Portrait de Mme du Châtelet par Quentin La Tour, 1735Châtelet. Au cours de son séjour, il se passionne pour les sciences et la philosophie scientifique. Il continue ses travaux littéraires et publie le Mondain en 1736, qui lui attire de nouvelles foudres. Il prépare la rédaction du Siècle de Louis XIV après le succès de son Règne de Charles XII. Mahomet, paraît en 1742. Mme du Châtelet le trompe avec un jeune homme, Saint-Lambert, dont elle a un enfant mort-né. Elle-même meurt en couches, et laisse Voltaire inconsolable.

Un de ses amis, le comte d'Argenson, le rappelle à Versailles, où il obtient la protection de Mme de Pompadour. Il est élu à l'Académie Française en 1746. Il devient historiographe et connaît tous les avantages des favoris. Or Louis XV ne l'apprécie guère et le disgracie pour un mot malheureux. Dans Zadig, en 1747, il transpose ses mésaventures de courtisan.