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Biographie de Montaigne - La dernière lueur : Marie de Gournay

 
La dernière lugravure de Marie de Gournay par Jean Mathewseur : Marie de Gournay


Les événements s'enchaînent à Paris quand, en mai 1588, Montaigne assiste à l'éviction d'Henri III de la capitale. En juillet, il est lui-même conduit à la Bastille par les Ligueurs, et relâché grâce à l'intervention de la reine mère, Catherine de Médicis. Lors de cette journée, Montaigne rencontre une jeune fille, qui se dit, et qui l'est, grande admiratrice de son œuvre. Il s'agit de Marie de Gournay, qui deviendra sa fille par alliance et qui l'assistera dans ses derniers moments.
Entre 1589  et 1592, la situation politique de la France bascule : Les Guise (Ligueurs) sont assassinés à Blois, Henri III tombe sous les coups de Jacques Clément et Henri de Navarre se converti tau catholicisme pour devenir roi de France. Ce dernier demande à Montaigne de le rejoindre mais l'homme, malade, décline l'offre.

Le 13 septembre 1592, Montaigne s'éteint dans son château. Melle de Gournay se charge de rassembler l'ensemble des feuillets des Essais, certains sont envoyés par la veuve de Montaigne,  et de préparer une édition posthume, scrupuleuse des quantités d'ajouts, ratures, et autres remaniements. Elle paraît en 1595, mais c'est sur cette version que les commentaires divers vont s'appuyer, jusqu'au début du XXème siècle. Un autre exemplaire, appelé celui de Bordeaux, portant les ultimes annotations de Montaigne,  a ensuite été préféré par les travaux universitaires. De fait lorsqu'on lit aujourd'hui les Essais il est important d'en connaître la date de publication, afin d'apprécier les changements qui participent au dialogue sans fin avec leur auteur.
 
 Statue de Montaigne devant la Sorbonne
De Montaigne on peut retenir certaines phrases adoptées dans le langage courant :
"Le jeu n'en vaut pas la chandelle."
"Savoir par coeur n'est pas savoir."
"Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine."
L'idéal humaniste d'une éducation réfléchie prend ici tout son sens.