BiblioLettres
Cours de français, conseils méthodologiques
Accueil > Biographies > Biographie de Verlaine > Les dernières années de Verlaine
Biographie de Verlaine - Les dernières années de Verlaine

 
La vie sans Rimbaud
 
En octobre 1877, Verlaine se lie d'amitié avec l'un de ses élèves, Lucien Létinois, dans l'école où il enseigne à Rethel, mais leur liaison est révélée et ils partent pour Londres en 1879.

En novembre 1881, Sagesse est publiée. Verlaine est tiraillé entre sa passion et son souci de respecter la morale. Il revient en France et s'installe avec les parents de Lucien dans une ferme, mais le jeune homme meurt en 1883 de la typhoïde.
Portrait de Verlaine par Eugène Carrière 1891
En 1882, il reprend contact avec le milieu littéraire parisien qu'il a quitté depuis près de 10 ans, désire réintégrer l'Administration, mais sa condamnation est révélée ainsi que le rapport médico-légal.
En 1884, paraissent Jadis et Naguère et son essai sur les Poètes Maudits.

Les crises de délire ne le quittent pas, et il tente à nouveau d'étrangler sa mère. il est incarcéré un mois à Vouziers, en 1885.
Sa mère, qu'il dit adorer pourtant  dans ses Confessions, meurt en 1886, mais il ne pourra assister à l'enterrement à cause de douloureux ulcères qui l'empêchent de se lever. A cette époque commence une vie de misère.
 
 
La fin d'un vagabond
 
Les séjours à l'hôpital se multiplient, il loge dans un hôtel miteux, l'hôtel du Midi, mais parvient à instaurer des mercredis littréraires chez lui. Ses pratiques homosexuelles lui inspirent le receuil érotique, Hombres, publié en 1902. Il entretient en parallèle des relations alternées avec deux femmes légères, qui l'incitent à écrire de la prose pour ensuite lui soutirer son argent, Philomène Boudin et Eugénie Krontz. Il met sur le papier la détresse qui l'habite lors de ses internements dans des textes intitulés Mes Hôpitaux, en 1892.

Il reçoit une aide financière de la part de femmes du monde et d'écrivains, et des amis organisent un vaudeville, en 1891, dont les bénéfices lui reviennent ainsi qu'à Gauguin.
En 1894, il est sacré "Prince des poètes", après la mort de Lecomte de Lisle.Photographie de Verlaine dans un bistrot parisien
Son fils tente de renouer avec lui en lui envoyant une lettre en 1895, mais Verlaine n'a pas assez d'argent pour faire venir à Paris l'apprenti horlanger de Bruxelles. Celui-ci mourra en 1925, alcoolique et totalement inconnu.

En 1896, Verlaine meurt  dans un profond dénuement. Au moment de sa mort, un critique Lemaitre écrit : "Paul Verlaine était un poète de second plan, qui pourrait figurer parmi les talents de petite importance avec avantage, mais il ne faut pas demander plus."Or, son cortège est suivi par des milliers de personnes, parmi lesquelles Mallarmé, Moréas, Coppée, Mendès, Barras,... qui prononceront des discours en son honneur, et rendront Verlaine à la postérité.