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biographie de Corneille - Des débuts fracassants

 
Des débuts fracassants

Richelieu par Philippe de Champaigne (1602-1674)
A cette époque, il tombe amoureuse d'une demoiselle : Catherine Hue, qui malheureusement préfère se marier à Thomas du Pont, conseiller-maître à la cour des comptes de Normandie, dont la situation sociale est plus prometteuse. Il en restera meurtri toute sa vie. De ses déconvenues de jeune homme, il écrit une pièce, Mélite, qu'il propose à la future troupe du Marais, de passage à Rouen, menée par l'acteur Montdory. Cette comédie rencontre un vif succès, et Corneille décide d'abandonner le droit pour le théâtre dès 1629.

A partir de 1631, Corneille s'essaye à tous les genres théâtraux : il fait jouer la tragi-comédie de Clitandre et la Veuve, puis La Suivante et la Place Royale, en 1634. Cela le qui le conduit à être présenté au Cardinal de Richelieu en personne. Ce dernier se pique d'écrire des pièces de théâtre et propose à Corneille de rejoindre Boisrobert, Colletet, l'Estoile et Rotrou afin de former la Société des Cinq Auteurs, chargée de composer des pièces d'après les canevas du Cardinal.
Corneille accepte de participer à la Société entre deux de ses propres pièces. Le Cardinal fait anoblir le père de Corneille et verse à l'auteur 1500 livres de rentes, jusqu'en 1643.

Mais le dramaturge commence à avoir de l'assurance et il se permet de modifier quelques idées du Cardinal, ce qui lui vaut un refroidissement de la part du pouvoir.
 

Corneille écrit sa première tragédie, Médée, en 1635, et c'est en
1636, qu'il fait l'apologie du théâtre dans une pièce hybride, « un « étrange monstre », L'Illusion comique. Dans cette œuvre Corneille propose une allégorie de la vie par le jeu, par la mise en abyme du théâtre dans le théâtre, thème profondément baroque, traité de façon parfois féerique. Il alterne les passages de franche comédie, avec notamment le personnage de Matamore, et des scènes inspirées de la tragédie. 
 un Matamore gravure de Callot
 
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