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Le roman : vision de l'homme et du monde - Le roman au XVIème siècle

La Renaissance représente une période de transition pour le roman.

 
Les deux tendances, idéalisation et réalisme, se poursuivent mais prennent un tour nouveau.
 
 
 
En France

 
Le roman français de la Renaissance et du courant humaniste est sans conteste l'oeuvre de Rabelais.
Avec Gargantua, Rabelais reprend un personnage type de la tradition populaire du moyen âge, et lui invente un fils, Pantagruel et des péripéties foisonnantes pour trouver la Dive Bouteille, oracle censé dire à Panurge s'il doit se marier ou non. Les 5 livres qui constituent l'oeuvre sont écrits en prose en français, et fustigent dans un style parfois grossier les travers de la société. Le réalisme scatologique sert ici la cause satirique.
 
 
 
 
A l'étranger
 
 
Cervantes
 
Beaucoup de réécritures voient le jour au XVIème siècle, des parodies notamment des romans de chevalerie.
Ainsi l'Arioste écrit Orlando Furioso en 1516, en Italie, qui raconte les amours tmultueuses de Roland et  Amadis de Gaulle est inventé par des auteurs espagnols en 1508 et repris en France, ce jeune chevalier du Lion, le Beau, le Ténébreux (qui inspirera un vers célèbre à Gérard de Nerval) est l'équivalent du roi Arthur en Gaulle.
 
 
 

 

C'est à l'aube de l'âge classique qu'apparaît le premier "roman moderne", en Espagne, qui montre la confusion entre le réel et le romanesque : Don Quichotte de la Manche de Cervantes. 
 
premiere page Don Quichotte 1605
Féru de lecture de romans de chevalerie, révérant Roland ou Amadis, Don Quichotte, la cinquantaine décide de vivre pleinement sa passion, de se lancer sur les routes, en quête d'aventures chevaleresques. La réalité lui oppose les sarcasmes, les desillusions. Don Quichotte est l'incarnation du roman, il rêve de grandes aventures, de sentiments sublimes, d'amitiés éternelles, mais à cette folie romanesque les teneurs de la raisonnable réalité semblent gagner à la fin du roman. Est-ce à dire que Cervantès condamne le roman? La satire est tournée à la fois contre Don Quichotte qui paraît un "sublime ridicule" et ceux qui l'entourent, bornés, partisans de l'ordre. Tous les personnages de l'oeuvre ont lu des romans, et la plupart les fustigent. Alors, Hypocrisie dénoncée par Cervantès? Les interprétations restent ouvertes.