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Le roman : vision de l'homme et du monde - Le roman à l'âge classique

 
Le roman sous Louis XIII


Le roman au XVIIème siècle connaît un grand succès.
 
Plusieurs voies romanesques sont prises : le public du règne de Louis XIII apprécie les histoires extraordinaires, les duels, les enlèvements, les revirements de situations souvent invraisemblables, l'exaltation des sentiments nobles sublimes. Il s'agit du « roman-fleuve » qui séduit le cercle des Précieuses. Ce public aristocratique apprécie la vision idéalisée de sa classe que lui renvoie ce genre de littérature. Les romans historiques de Melle de Scudéry par exemple, sont très pisés du public qui aime les grands exploits, la grandeur des sentiments et par dessus tout décrypter sous les traits des héros pincipaux du Grand Cyrus les grandes figures de leur époque, comme le Grand Condé, Melle de Rambouillet, etc; Les histoires galantes se mêlent d'intigues historiques souvent invraisemblables.

Mais à cette idéalisation de la société s'oppose une autre veine littéraire : les « histoires comiques », burlesques, plus réalistes, qui mettent en scène des personnages banals dans la vie quotidienne.
On y trouve Charles Sorel avec son Histoire comique de Francion (1623), Paul Scarron et son roman comique (1651-1657), Furetière et son roman bourgeois (1666).

Ces deux genres se complètent : l'un fait rêver, l'autre rire, quoi qu'il advienne ils assurent l'évasion.
Sous Louis XIII c'est la déferlante romanesque qui est frappante. L'instabilité de la Fortune, du Destin, les fausses identités, les quiproquos, les trompe-l'oeil dans la narration , le goût du spectacle dans les descriptions parfois violentes ou érotiques, témoignent d'une influence du courant baroque qui s'estompera au fur et à mesure dans le Grand Siècle, pour atteindre le statut de « roman classique ».