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Le roman : vision de l'homme et du monde - La remise en cause du romanesque au XVIIème siècle

 
L'Ere du soupçon, avant l'heure...

 
Les romans dits « comiques » ont une exigence commune : remettre en cause la notion même de roman.
 
A travers les outrances les romanciers dénoncent les illusions du roman, ses travestissements grotesques. On pourrait parler d'une tentative de démystification du roman, en opposition avec les extravagances romanesques de Précieuses. Scarron n'hésite pas à intervenir dans son roman pour se moquer de lui-même, Furetière procède de même en fustigeant le roman et ses artifices.
 
Les questions tournent autour de la fiction : Peut-on atteindre le vrai à travers le mensonge? L'illusion romanesque ne détourne-t-elle pas de la réalité? Ces interrogations secoueront successivement le roman, et culmineront au XXème siècle.
 
Ces interventions font penser au premier « anti-roman » de l'Âge moderne, un siècle plus tard : Jacques le Fataliste de Diderot.
 
Le roman souffre au XVIIème siècle d'un mépris quasi unanime. Il est  considéré comme un genre inférieur aux "grands genres" que sont la comédie, la tragédie et la poésie. Le roman est jugé immoral car donnant des exemples pernicieux, et source de mensonge; il est discrédité au nom de la frivolité de ses sujets et de ses lecteurs.  
 
 Diderot