BiblioLettres
Cours de français, conseils méthodologiques
La Cité des Lettres > Dossiers littéraires > La notion de sublime > Edmund Burke:Notes sur la Recherche philosophique sur l'origine de nos idées sur le Beau et le Sublime.
La notion de sublime - Edmund Burke:Notes sur la Recherche philosophique sur l'origine de nos idées sur le Beau et le Sublime.

 
Le sublime selon Edmund Burke
 
 
 
Voici quelques extraits et notes de lecture à propos de la Recherche philosophique qui peuvent aider à une meilleure appréhension de l'idée de sublime. L'ouvrage utilisé a été publié aux éditions Vrin, préfacé, traduit et commenté par Baldine Saint Girons dans la collection "Bibliothèque des textes philosophiques".
 
Dans l'étude du sublime, Edmund Burke (né à Dublin en 1729, et mort à Beaconsfield en 1797)  tient une place privilégiée car avant les réflexions de Kant sur le Beau et le sublime, il est le premier à distinguer dès 1757 deux types de passion, deux types de plaisir, deux types de douleur. Il propose ainsi une poétique de l'énergie qui semble alimenter le principe de toute action humaine.
 
Dans la Préface de la première Edition de 1757, Burke justifie son entreprise par l'absence d'une théorie exacte des passions ou d'une connaissance de leurs sources véritable, (...)" et par le fait qu'on a su confondre les idées du sublime et du beau : " Longin dans son traité étudie le sublime immanent du discours, ainsi si la traduction de sublime semble aller de soi dans les langues romanes, les anglosaxons émettent plus de réserves. Ces réticences mettent en lumière l'ambiguité qui subsiste dans la pensée de Longin : tantôt le Sublime se définit comme " l'excellence et la souveraine perfection du discours " et ne saurait avoir d'antonymes, au contraire l'idée du Sublime se démarque de celle de la perfection par des caractères qui l'apparentent à ce que les Anglais, depuis Burke, appellent " Sublime " : l'esthétique ainsi définie s'opposerait éventuellement à celle du beau.